Bilan de l’utilisation des outils d’aménagement des territoires

Surface Gelée Environnement et Faune Sauvage, cultures en faveur du gibier, jachère fixe enherbée,
des outils pour l’aménagement des territoires qui sont amenés à évoluer

Surface Gelée, Environnement et Faune Sauvage, 14 ans de pratique : depuis 1994, 3.173 contrats ont été cosignés avec les agriculteurs et les détenteurs de droit de chasse pour une surface totale de 13.012 hectares.
Cet outil d'aménagement issu d'une circulaire ministérielle et constamment réaménagé en partenariat avec la Chambre d'Agriculture, la Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt et votre Fédération, a permis au fil des ans d'améliorer pour ceux qui le désiraient les potentialités d'accueil de leur territoire.

Force est de constater que ce dossier est en train de sombrer, concurrencé par une nouvelle politique agricole énergétique et moins attractif car les mélanges à base de maïs avaient été supprimés par la réglementation des BCAE (bonnes conduites agro environnementales).
Cultures en faveur du Gibier, le point depuis 2001.
7 ans déjà que votre Fédération propose à ses adhérents et ce gracieusement des semences pour améliorer les conditions de vie du gibier, le tout encadré par une convention d'engagement simplifiée.
Moins de contraintes administratives et plus de liberté dans le choix des couverts permettent bon an, mal an de semer 200 hectares par 150 responsables de territoire. Par rapport à 2006, il y a eu 6 % de conventions et 10 % de surfaces en plus.


Ces cultures sont souvent implantées sur des petites parcelles défrichées sous les lignes à haute tension ou d'autres parcelles sans statut agricole.
Jachères fixes enherbées : coupe gorge pour toute la faune et mini désastre de l'entomofaune.
Ces onze mots résument en partie le désespoir des responsables cynégétiques. Depuis la mise en place de la jachère en 1993, et comme tous les ans, en pleine période de fin de ponte et de début de couvaison, les broyeurs sont de sortie…
Rappelons que la période d'interdiction par l'entretien mécanique des jachères n'est seulement interdit que pendant 46 jours du 20 mai au 4 juillet. Cette disposition ne s'applique donc pas pour le long des cours d'eau et des maisons d'habitation où la possibilité de broyer ou de faucher peut s'opérer toute l'année jusqu'à 20 mètres.


La réglementation, contrairement aux idées reçues, n'oblige pas au broyage ou fauchage des jachères avec un couvert pérenne.
Même si le couvert doit rester propre d'un point de vue agronomique, le broyage n'est pas la meilleure solution pour lutter contre les chardons, les orties et dles rumex.
En dehors des bordures de cours d'eau, l'entretien phytosanitaire (utilisation d'un herbicide sélectif) est de loin la meilleure façon de favoriser la pérennité du couvert et de limiter les coûts d'entretien.
L'entretien par le broyage trouve son intérêt à la sortie de l'hiver. Il est très recommandé dès le début du mois de mars, accélérant la reprise de végétation et assurant ainsi un bon couvert de nidification pour le faisan.


Sur ce sujet, Thomas Fermine, administrateur du Gic de Rozoy sur Serre nous a interpellé : témoignage : Comment oser défendre dignement le développement durable sans prendre conscience des catastrophiques conséquences écologiques de telles applications réglementaires ?
Pourquoi faire et défaire, ne faudrait-il pas revenir à l'arrêté interministériel du 25 avril 2002 ?
Comment peut-on être Responsable et non Coupable ?
Inutile de se donner bonne conscience en disposant une barre d'effarouchement devant le tracteur, car la poule, elle, n'est pas lâche, elle n'abandonne pas son nid. Est-ce que les risques de santé publique, d'incendie, de prolifération d'adventices sont avérés et justifient-ils un tel égard aussi irrespectueux de l'environnement ? Le broyage n'est pas une obligation et n'est certainement pas la meilleure solution.
Au risque d'irriter certains Lobbies, l'entretien chimique lorsqu'il est justifié est de loin la solution la plus appropriée, et ce, même le long des cours d'eau où couvent de nombreuses poules faisanes. Tout chasseur ayant sur son plan de chasse une jachère broyée ou fauchée entre le 1er avril et le 31 juillet ne devrait se voir octroyer aucune attribution.


Ce cri du cœur est un appel au retour du BON SENS PAYSAN, qui, très certainement, s'est égaré dans les méandres de l'administration.
Le constat est tout aussi déplorable en matière sylvicole. Il est nettement moins visible certes, mais il est aussi néfaste lors des travaux printaniers de cloisonnement dans les jeunes plantations ou parcelles en régénération. Ces travaux sont indispensables pour une gestion forestière efficace mais là aussi, c'est la période de ces opérations qui est à reconsidérer.

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